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Programme de Sciences de la vie et de la Terre 3e

Classe / Niveau: 
3e

Le programme est organisé en quatre parties :

  • Diversité et unité des êtres humains (30 %)
  • Évolution des êtres vivants et histoire de la Terre (20 %)
  • Risque infectieux et protection de l'organisme (25 %)
  • Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement (25 %)

I – DIVERSITÉ ET UNITÉ DES ÊTRES HUMAINS Objectifs scientifiques À un niveau adapté à la classe de troisième, la notion de programme génétique permet une première explication de l'unité de l'espèce et de l'unicité de chaque être humain. Il s'agit d'expliquer de la manière la plus simple et la plus concrète possible :

  • l'influence des facteurs environnementaux sur l'expression des caractères individuels à travers un ou deux exemples ;
  • la relation entre information génétique et chromosomes ;
  • l'existence d'une information génétique (acide désoxyribonucléique ou ADN) considérée comme identique dans toutes les cellules somatiques de l'organisme ;
  • la transmission de l'information génétique ;
  • l’origine de la diversité des êtres humains.

Objectifs éducatifs Choisis de sorte qu'ils ne renvoient pas essentiellement à des maladies, les exemples relient ces études à des préoccupations de la vie courante. Ils donnent une dimension éducative à cet enseignement. Les élèves sont préparés à l'étude de la partie du programme qui concerne la responsabilité individuelle et collective dans le domaine de la santé. Par ailleurs, les connaissances acquises fondent la réflexion sur l’unité de l’espèce et la diversité des êtres humains.Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage

  • Observer, recenser et organiser des informations afin de : - distinguer un caractère de l’espèce humaine et ses variations individuelles ; - définir un caractère héréditaire ;  
  • - de mettre en évidence des variations liées à l’environnement.
  • Formuler des hypothèses quant à la localisation de l’information génétique.
  • Valider ou invalider ces hypothèses à partir de résultats d’expériences.
  • Effectuer un geste technique en réalisant une observation microscopique au fort grossissement de cellules montrant des chromosomes.
  • Suivre un protocole d’extraction et de coloration de l’ADN des cellules végétales.
  • Observer, recenser et organiser des informations pour établir une relation entre les caractères et les chromosomes.
  • Formuler des hypothèses sur une relation de cause à effet entre les gènes et les caractères héréditaires.
  • Formuler et valider des hypothèses afin d’établir le mécanisme permettant la conservation de l’information génétique au cours des divisions cellulaires.
  • Observer, recenser des informations pour identifier les étapes de la division d’une cellule.
  • Faire un schéma représentant la répartition des chromosomes  lors des divisions cellulaires.
  • Formuler des hypothèses afin d’établir le mécanisme permettant le maintien du nombre de chromosomes au cours des générations.
  • Valider ou invalider les hypothèses à partir d’observations de cellules reproductrices et de fécondations
  • Faire un schéma traduisant le maintien du nombre de chromosomes lors de la reproduction sexuée.

II – ÉVOLUTION DES ORGANISMES VIVANTS ET HISTOIRE DE LA TERRE Objectifs scientifiques La mise en évidence de l'origine des roches sédimentaires, la reconstitution d'un paysage ancien ont déjà introduit l'idée d'un lien entre l'histoire de la Terre et celle de la vie et l’idée de changements au cours des temps. L'étude de quelques exemples significatifs doit notamment permettre :

  • d’atteindre un premier niveau de formulation de la théorie de l’évolution des organismes vivants au cours des temps géologiques présentée sous la forme d’un arbre unique ;
  • de donner un aperçu de la théorie expliquant ces faits : variation aléatoire due aux mécanismes de l’hérédité puis sélection par le milieu des formes les plus adaptées ;
  • d’aboutir à la recherche d'une explication au niveau génétique par le réinvestissement des acquis de la partie Diversité et unité des êtres humains ;
  • d’aborder le problème des crises de la biodiversité et de leurs causes supposées ;
  • de montrer que la classification scientifique actuelle se fonde sur la théorie de l’évolution.

Objectifs éducatifs Cette partie sera l’occasion de développer chez les élèves un esprit critique et une connaissance des enjeux concernant plus particulièrement la disparition d’espèces, les variations  de l’effet de serre au cours du temps et l’influence de l’Homme sur la biodiversité.Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage

  • Observer, recenser et organiser des informations  afin d’établir le renouvellement des groupes et des espèces au cours des temps géologiques.
  • Observer, recenser et organiser des informations  afin d’étayer la théorie de l’évolution.
  • Observer, recenser et organiser des informations afin d’établir une relation de parenté entre les espèces.
  • Situer dans le temps des découvertes scientifiques en étudiant des textes historiques concernant l'évolution.
  • Situer dans le temps sur une frise chronologique quelques repères jalonnant l’histoire des organismes vivants, quelques repères d’événements permettant de découper le temps géologique.

III – RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L’ORGANISME Objectifs scientifiques Cette partie du programme conduit les élèves à un premier niveau de compréhension des réactions qui permettent à l'organisme de se préserver des microorganismes provenant de son environnement. Il s'agit :

  • d'expliquer, à partir de l'analyse de situations courantes, comment l'organisme réagit à la contamination ;
  • de montrer que l’activité du système immunitaire est permanente et très souvent efficace vis-à-vis d’une contamination ;
  • de montrer que le fonctionnement du système immunitaire peut être perturbé (SIDA, allergies,...).

Objectifs éducatifs Les connaissances développées contribuent à l’éducation à la santé.Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage

  • Suivre un protocole de réalisation d’une préparation microscopique de microorganismes non pathogènes.
  • Effectuer un geste technique en observant au microscope : - quelques microorganismes ; - des cellules sanguines.
  • Observer, recenser et organiser des informations afin : - de définir la contamination et l’infection ; - d’établir les risques de contamination par le VIH ; - d’expliquer l’intérêt des antibiotiques, des antiseptiques et de l’asepsie ; - de découvrir les méthodes de prévention et de lutte contre la contamination et/ou l’infection ; - de caractériser le phénomène de la phagocytose ; - de comprendre le principe de la vaccination ; - de décrire l’effet d’un contact entre un lymphocyte T et une cellule infectée par un virus.
  • Situer dans le temps les découvertes scientifiques relatives : - aux antibiotiques - aux principes de la vaccination.
  • Formuler des hypothèses sur les modalités d’action des lymphocytes.
  • Valider ou invalider ces hypothèses à partir d’observations et d’expériences.
  • Décrire le comportement d’une grandeur pour : - comprendre l’accroissement de la production d’anticorps à la suite de contacts successifs avec un antigène ; - relier l’évolution du nombre de virus, de lymphocytes et la quantité d’anticorps chez un individu contaminé par le virus du SIDA.

IV – RESPONSABILITÉ HUMAINE EN MATIÈRE DE SANTÉ ET D’ENVIRONNEMENT Objectifs scientifiques Il s’agit :  

  • d’acquérir de nouvelles connaissances et de mobiliser celles acquises tout au long de la scolarité ;
  • de relier les notions scientifiques et techniques à leurs incidences humaines en matière de santé et d’environnement ;   
  • de mettre à profit l’attitude d’esprit curieux et ouvert, développée dans les classes précédentes ;  
  • de travailler les méthodes de raisonnement préservant le libre arbitre de chacun ;  
  • de développer l’autonomie de l’élève dans une démarche de projet ;  
  • de permettre aux élèves d’argumenter à partir de bases scientifiques sur différents thèmes de société.

 Du point de vue de la responsabilité individuelle et collective on aborde des questions relatives à l’éducation à la santé et au développement durable dans les sujets suivants :

  • les maladies nutritionnelles et certains cancers ;
  • les transplantations (les dons d'organes, de tissus  et de cellules) ;
  • la qualité de l'eau ou de l'air de la basse atmosphère ;
  • la biodiversité ;
  • les ressources en énergies fossiles et énergies renouvelables ;
  • la maîtrise de la reproduction.

Cette partie sera l'occasion d’un croisement des disciplines, d’un travail au centre de documentation et d’information avec le professeur documentaliste et, dans la mesure du possible, d’une collaboration avec des partenaires extérieurs. Pour les projets consacrés à l’environnement, on veillera à ce qu’ils soient appuyés sur des exemples pris dans le territoire de l’élève; traiter de questions locales d’environnement dans une perspective de développement durable amène naturellement à ouvrir l’établissement via les partenariats, à favoriser une implication et un engagement plus direct des élèves.   Chaque élève, seul ou en groupe, s’implique selon une démarche de projet dans un sujet. Ce travail aboutit à une production exploitable collectivement et pouvant intégrer l’usage des technologies de l’information et de la communication. Objectifs éducatifs L'éducation à la santé et celle au développement durable sont l’occasion d’amener l’élève à prendre conscience que les sujets abordés soulèvent des questions d’éthique et à acquérir responsabilité et autonomie. Connaissances 1. Certains comportements (manque d’activité physique ; excès de graisses, de sucre et de sel dans l’alimentation) peuvent favoriser l’obésité et l’apparition de maladies nutritionnelles (maladies cardiovasculaires, cancers). L’exposition excessive au soleil peut augmenter le risque de cancer de la peau. 2. Les connaissances acquises sur le rôle du sang et des principaux organes font percevoir l’importance vitale d’une transfusion de produits sanguins, d’une greffe ou d’une transplantation. 3. Les pollutions des milieux naturels que sont l’air ou l’eau sont le plus souvent dues aux activités industrielles et agricoles ainsi qu’aux transports. Des données statistiques actuelles permettent d’établir un lien entre l’apparition ou l’aggravation de certaines maladies et la pollution de l’atmosphère ou de l’eau. Dans la plupart des cas, la mise en évidence d’une relation de causalité se heurte à deux difficultés : l’absence de spécificité des maladies repérées et la faible concentration ou le caractère diffus des expositions. L’adoption de comportements responsables, le développement d’une agriculture et d’une industrie raisonnées et de nouvelles technologies sont nécessaires afin d’associer le développement économique, la prise en compte de l’environnement et la santé publique. 4. L’Homme, par les besoins de production nécessaire à son alimentation, influence la biodiversité planétaire et l’équilibre entre les espèces. Des actions directes et indirectes permettent d’agir sur la biodiversité en fonction des enjeux. 5. Les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) extraites du sous sol, stockées en quantité finie et non renouvelable à l’échelle humaine, sont comparées aux énergies renouvelables notamment solaire, éolienne, hydraulique. Les impacts de ces différentes sources d’énergie sur l’émission des gaz à effet de serre sont comparés. 6. Dans le cadre de la maîtrise de la reproduction, les méthodes de contraception utilisées sont soit à effet contraceptif, soit à effet contragestif, soit cumulant les deux. Un effet contraceptif empêche la fécondation ; un effet contragestif empêche la nidation de l’embryon ; un effet abortif agit après implantation de l’embryon (on parle alors d’interruption de grossesse). La diversité des méthodes de contraception permet à chacun de choisir celle étant la plus adaptée à sa situation. Les méthodes de procréation médicalement assistée peuvent permettre à un couple stérile de donner naissance à un enfant. Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage

  • Observer, recenser et organiser des informations pour : - relier des excès alimentaires à des maladies (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires...) ; - montrer les conséquences de l’exposition aux rayons ultra violets sur un organisme vivant ; - établir les conditions de réalisation de transfusions, de greffes ou de transplantations ; - corréler certaines maladies humaines et pollutions de l'eau ou de l’air ; - identifier les solutions envisagées actuellement pour limiter la pollution de l'eau ou de l’air ; - comprendre l’évolution actuelle de la biodiversité, les intérêts de la biodiversité et les solutions envisagées actuellement pour la conserver ; - comparer les conséquences environnementales entre l'utilisation des énergies renouvelables et non renouvelables ; - repérer les facteurs d’origine humaine agissant sur  l'effet de serre et en déduire les pratiques individuelles permettant de le limiter collectivement.
  • Percevoir le lien entre sciences et techniques.
  • Exprimer à l’écrit ou à l’oral les étapes de la démarche mise en œuvre pour traiter le sujet choisi.